Mi-lieu | Tiers-lieu | Haut-Lieu

par Anthony Bouchard
 

Le PFE propose d’explorer l’influence de l’architecture sur un lien de mobilité verticale ainsi que les espaces publics qui peuvent en découler. Les milieux de vie mixte et la perception de la densité sont aussi des thèmes satellites qui seront abordés afin de soutenir et alimenter la réflexion. Le projet Mi-lieu s’implante aux limites de deux quartiers centraux de Québec, le quartier Saint-Roch et le quartier Saint-Jean-Baptiste, à mi-chemin entre la rue Saint-Jean et la rue Saint-Joseph. L’axe sur lequel la parcelle, l’escalier et l’ascenseur se retrouvent est un lien majeur dans la ville.

 

Quatre constats majeurs ressortent de l’analyse du site. Le premier a trait à la falaise, mais surtout aux moyens utilisés pour la franchir, soit l’ascenseur et l’escalier qui contribuent, de par leurs ambiances pauvres, à accentuer le sentiment de limite et d’ascension de la falaise. Le deuxième constat est l’absence de participation au niveau de la façade du bâtiment situé sur le coin de la rue Sainte-Claire et Saint-Réal. Le bâtiment est complètement déconnecté du contexte urbain, il ne présente aucune interaction avec l’extérieur. L’absence d’activité pouvant entraîner des gens à rester sur le site de la falaise est le troisième constat. Il n’y a rien pour générer de l’activité sur l’espace public de la falaise. Pourtant, le bâtiment bénéficie d’une place de choix, juché en haut de la falaise, on peut profiter de la vue de la Basse-Ville et des monts Laurentides au loin. Le quatrième constat est relatif à la falaise et aux occasions inexploitées que celle-ci offre pour contempler le paysage. La rue Saint-Réal possède un grand potentiel paysager, pourtant elle est traitée comme une simple rue.

 

Cette analyse de site mène à la mission du projet d’architecture: Renforcer le lien vertical entre la Haute-Ville et la Basse-Ville par la conception d’un milieu de vie mixte dense sur la rue Saint-Réal qui alimente l’espace public de la falaise du faubourg. 

 

L’analyse de précédents du Rag Flats de Philadelphie et de l’Escalier de Chur en Suisse ainsi que les théories d’Amphoux dont les propos portent principalement sur la perception de la densité permettent d'établir six dimensions du parti architectural :

1. Rechercher l’équilibre des polarités aux deux échelles d’interventions, soit par le jeu de plein de vide sur les façades et de l’intégration d’un tiers lieu ; un espace de travail collaboratif.

2. Inclure la mixité fonctionnelle et sociale par la diversité de l’offre résidentielle.

3. Renforcer l’identité du projet, par une approche sensible au site.

4. Accentuer les continuités visuelles, par la conception d’espace qui se prolonge de l’intérieur vers l’extérieur.

5. Faire dialoguer le lien vertical et la falaise, en favorisant un rapport rapproché à la falaise, tantôt on s’y accroche tantôt on s’y soustrait.

6. Mettre l’urbanité du paysage en scène, soit en cadrant le paysage ou en créant une estrade urbaine.

 

Finalement, le projet « Mi-lieu | Tiers-Lieu | Haut Lieu » propose de redéfinir le lien vertical entre la Haute-ville et la Basse-Ville par l’intégration d’un tiers lieu.

© 2016 atelier de design urbain / école d'architecture / université laval

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